FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles)

C’est le syndicat professionnel majoritaire du secteur agricole en France avec 212 000 adhérents.
Il prône une agriculture moderne, innovante et durable en se fixant 6 missions :

Depuis 2017, la présidente est Christiane Lambert, éleveuse de porcs conventionnels en Maine-et-Loire.

Confédération Paysanne

Elle prône une agriculture paysanne, dans le respect du paysan et de la société. La démarche repose sur 6 axes :

Depuis 2019, le porte-parole est Nicolas Girod, éleveur de vaches laitières dans le Jura.

Jeunes Agriculteurs (JA)

Syndicat apolitique et indépendant, dédié aux jeunes agriculteurs de moins de 35 ans.
La position de JA repose sur 4 grands axes :
– Une agriculture d’agriculteurs, c’est-à-dire de gens qui connaissent la terre, acteurs de leurs territoires et de leurs filières et non une agriculture qui appartiendrait à des firmes.
– Une agriculture qui travaille en collectif comme par exemple pour le partage du matériel agricole, le travail à plusieurs, les magasins de producteurs pour la commercialisation.
– Une agriculture diversifiée et créatrice de valeur qui peut répondre tant aux besoins locaux qu’internationaux et dont les agriculteurs peuvent gérer eux-mêmes la distribution / commercialisation de leurs produits s’ils le souhaitent.
– Une agriculture en adéquation avec les demandes sociétales en allant à la rencontre des élus au niveau national et européens mais également auprès des acteurs de la société civile.

Samuel Vandaele, 35 ans est le président de JA depuis 2019. Il est producteur de céréales en Ile de France.

Coordination Rurale

La CR est née dans les années 90 à l’initiative de 3 agriculteurs qui voulaient s’élever contre la réforme de la PAC 92 en fédérant tous les acteurs du monde rural. Elle s’est ensuite transformée en syndicat agricole portant des valeurs fédératrices :
– Solidarité : défendre tous les agriculteurs quelles que soient leurs filières pour avoir des prix rémunérateurs permettant de vivre de leur métier.
– Indépendance : vis-à-vis de tous les pouvoirs économiques, politiques ou autres.
– Apolitisme : afin de conserver son indépendance, son autonomie et son sens critique, quel que soit leur parti.
– Responsabilité : à la recherche de dialogues constructifs ; elle veille également à l’application des accords et n’hésite pas à dénoncer les dérives des acteurs du monde agricole si besoin.

Le président est David Lannes, 63 ans, céréalier et aviculteur dans le Gers.

Une réponse

  1. Et le MODEF ? Bien qu’ultra-minoritaire et proche idéologiquement de la Confédération Paysanne, ce syndicat mérite d’être cité car il est antérieur à la Confédération Paysanne et la Coordination Rurale : il a pris naissance dans le Sud-Ouest en 1959 je crois, à l’initiative de militants communistes et en rupture avec le seul syndicat agricole à l’époque la FNSEA. Quelles sont leurs spécificités ou leurs revendications ? Ils défendent un modèle d’agriculture familiale, paysanne, respectueuse de l’environnement. Vous allez me dire c’est pareil que la Conf’. Oui mais peut-être qu’il-y-a quelques nuances. Ce syndicat n’est pas présent dans tous les départements aux élections à la Chambre d’agriculture. Par exemple dans la Loire de mémoire je n’ai jamais vu de liste MODEF. Ne devrait-il pas se réinventer et évoluer vers un syndicat indépendant capable de représenter tous les agriculteurs et toutes les agricultures ? Après tout la CR a fait la même chose finalement en 1995 en se revendiquant de la même lignée que la FFA Fédération Française de l’Agriculture née en 1969 en dissidence aussi avec la FNSEA , et ça lui a plutôt bien réussi. Elle revendique aussi son indépendance politique et son ambition de représenter tous les agriculteurs, en opposition à la PAC. Elle est née aussi dans le Sud-Ouest comme le MODEF. Mais beaucoup de militants CR ne se cachent plus aujourd’hui et revendiquent une proximité voire même une adhésion aux idées de l’extrême droite ou du moins du RN. Alors le MODEF pourrait tenter de combler ce vide dans le paysage syndical agricole. Il est à noter que les rares fois où une liste indépendante a-syndicale s’est présentée aux élections les scores sont très bons. Alors encore une fois quel pourrait être le projet ? Une agriculture solidaire avec tous les systèmes de production et une agriculture innovante pour développer l’agroécologie ? Une défense de l’agriculture française face au libre-échange mais aussi une réconciliation entre les agriculteurs et les écologistes ? Pour l’instant c’est un peu la guerre de tranchée et c’est pas bon pour trouver les bonnes solutions.

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